Inde 2008

Publié le par Edith Albaladejo

Je suis bien arrivée à 2H du matin, heure locale, après avoir eut la chance de voyager en business class sans avoir rien demander, j’ai pu ainsi récupérer la nuit blanche passée à préparer mes bagages.

Je traverse la ville de Chennai déserte, bien a l’abri dans mon taxi jaune et noir une vieille ambassador confortable, la radio tamoule trop forte à mon goût diffuse des musiques de film nasillardes et joyeuses, sur les trottoirs sombres des corps endormis………`

Ils reprendront leurs activités de fourmis avec le lever du soleil à 5h30.

 

L’Inde et sa croissance économique devront bien s’occuper et se retourner vers son peuple de fourmis, ses hommes, femmes, vieillards et enfants qui eux aussi  sans arrêt croissent sur les trottoirs et derrière les baraques de tôles ondulées, les intouchables ne pourraient-ils pas eux aussi profiter de cette émergence.  Ce nom même in- touchable qui comme une malédiction suprême ne leur donne pas droit a une part du gâteau, exclue du système, condamné à la survie.

 

Il fait lourd et chaud, la mousson n’est pas encore arrivée à Chennai.

Des odeurs….. Celle d’humidité qui m’avait accueilli à l’aéroport, cette odeur familière et chaude unique à l’Inde, fait place à des odeurs çà et là de cadavre en décomposition, et  se  mêle  tout de suite après à un vent chaud chargé du parfum des mangues et autres épices qui stagnent encore dans l ‘air. 

 

Avant de quitter Chennai pour le Kérala après trois jours passé dans la ville, je suis allée  me recueillir à Kapaleshwara Temple et demander à Ganeshwara d’ôter les obstables sur mon chemin…….

 

 

 

 Ganeshwara est juste derrière la façade.............

 

 

Après une nuit de train me voilà au Kérala, à mon arrivée à la gare de Shoranur, il fait frais il est 5h 30 du matin, içi la mousson bat son plein, je cherche un couli pour m’aider à traverser le pont avec ses hautes marches, mais petit à petit les valises à roulettes et l’économie en hausse font disparaître içi aussi les petits métiers seuls quelques vieux rescapés accourent pour vous aider mais il faut encore les trouver, quand il arrive il a l’air si fragile dans sa maigreur et son corps usé que je m’en veux d’avoir fait appel à lui.

Mais je n’ai plus le choix, je ne peux pas moi-même traverser le pont avec ma valise et il n’y a personne d’autre pour m’aider. Quand il parvient après de gros effort et l’aide d’un tiers à poser ma valise sur sa tête couronné d’une serviette enroulée, je m’en veux plus encore de le voir vaciller sous le poids.

Je ne sais pas voyager léger et je viens aussi pour travailler…….

Il m’aide à monter dans un rickshau et repart content du résultat de sa course.

Les odeurs familières qui remontent sur la route me ramènent aussi les souvenirs de mes arrivées et de mes nombreux séjours, les émotions les plus variés elles aussi sont présentes……

 

Ça y est j’ai retrouvé mes habitudes locales, visite et séjour cette fois chez John K. retrouvaille avec sa famille, avec le quartier, c’est à dire la rue qui mène chez john et tous les commerces familiers, puis chez le masseur ayurvédique et sa famille, Babou sur qui je peux toujours compter pour me trouver dès le lendemain un vélo remis en état par ses soins. Et puis enfin l’école, le Kalamandalam, qui a donné sa renommé au village de Cheruthuruthy.

 

Je reprends mes marques même celles dont je ne veux pas semblent vouloir revenir au galot.

La première des nouvelles que l'on me donne après chaque rencontre famillière, c'est la disparition de mon Maître Kalamandalam Gopalakrishnan, excellent acteur et danseur de Kathakali, il a quitté définitivement  la scène en Février 2008 a l'âge de 57 ans, je l'avais eu au téléphone lors de mon précédent et bref  séjour en Janvier 2008.
Il laisse derrière lui sa fille Revathi 15 ans étudiante au Kalamandalam depuis 4 ans en Baratha Natyam et Mohinyattam (danse féminine de l'enchanteresse), et aussi sa femme, ses frères et soeurs dans une situation précaire.


Je me promène dans le grand campus du Kalamandalam devenu Université depuis quelques années, et je sens sa présence encore toute proche hanter son kalari (sa salle de classe)..........

 

Me voilà inscrite pour un mois au Tchuliatam ce qui veut dire aux classes de danse  quotidienne avec accompagnement de musiciens en apprentissages et professeurs confirmés pour superviser.

 

Haï ! Haï les courbatures……..

 

 

 Ca y est les courbatures sont derrières après quelques jours de massages très bénéfiques en cette saison propice, car nous nous trouvons dans le calendrier malayali dans le mois de Kartitaka masam, le mois ou les soins ayurvédiques sont le plus bénéfique. J'ai bu également le Kartitaka Kanni, pendant sept jours. Composé de riz, de plantes et d'autres ingrédients qui lui donne une couleur sombre. 

Ganeshwara a fait ce qu'il a pu mais pour ôter les obstacles........... mais j'ai quand même du faire opposition à ma carte bleu, un petit malin était en train de prendre des vacances sur mon compte........

C'est aussi le mois du Ramayana, tous les soirs dans les temples ont récite quelques extraits, c'est aussi le mois que j'ai choisis pour réviser mon histoire d'Hanuman dans Kaliana saugandikam, l'épisode ou il rencontre son frère Bhima, fils du vent, partis chercher une fleur rare dans la montagne pour son épouse bien aimée. Hanuman et son humour malicieux s'apprête à l'acceuillir....... 

 

Publié dans Voyage en Inde 2008

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